Le retour aux études chez les 40+, 50+ et 60+

Julien Crusson, conseiller en transition et gestion de carrière chez Midi40

La pénurie de main-d’œuvre dans de nombreux secteurs d’activité a encouragé l’apparition de différentes mesures gouvernementales soutenant l’entrée en formation des personnes en recherche d’emploi.

Ainsi, après le PARAF (Programme d’aide à la relance par l’augmentation de la formation) en novembre 2020, Services Québec a lancé en juillet 2021 PRATIC (Programme pour la requalification et l’accompagnement en technologies de l’information et des communications). Chacun de ces deux programmes permettant de suivre une formation, tout en recevant une aide financière.

 

Retourner aux études à 40 ans, 50 ans voir plus de 60 ans, est-ce bien utile ?

1- Pourquoi retourner aux études ?

Statistiques Canada situait l’âge moyen de la retraite entre 65 et 68 ans en 2020.  Selon que vous ayez 40, 50 ou 60 ans, vous avez de belles années de contribution professionnelle devant vous. Développer vos compétences pourrait vous amener à mieux répondre aux besoins des employeurs qui n’arrivent plus à combler leurs besoins de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs d’activités.

Les formations donnent une valeur ajoutée à votre profil professionnel, augmente l’intérêt des employeurs à votre égard et vous permettent de rivaliser avec les autres candidats, souvent plus jeunes. L’employeur profite, non seulement de toute votre expérience, mais aussi des compétences actuelles et attendues.

Accroître l’éventail de vos compétences rend possible la poursuite à plus long terme et de façon plus sereine votre cheminement professionnel. 

2- Retourner aux études, c’est un temps que je n’ai pas !

Il est important de considérer dans votre réflexion qu’un retour aux études peut s’engager tout autant vers des formations professionnelles, collégiales ou universitaires. Retourner aux études n’implique pas nécessairement de s’investir dans un projet de longue haleine. Faire l’acquisition d’un nouveau savoir pour exercer un métier n’est pas obligatoirement un projet demandant beaucoup de temps. Aujourd’hui, en seulement neuf semaines, des préposés aux bénéficiaires sont formés et plusieurs diplôme d’études professionnelles (DEP) nécessitent seulement 600 heures de formation.

Dans le champ de vos possibilités Considérez également, , un retour aux études à temps partiel. De nombreux cégeps offrent des formations de soir et à peu de frais grâce au financement de Services Québec. Dû au contexte de pandémie, ces formations sont même données en ligne. L’offre est variée : bureautique, marketing, comptabilité, Web et médias sociaux… Renseignez-vous en consultant les sites du service la formation continue des cégeps de notre région : Cégep Montmorency et Cégep Lionel-Groulx.

Un projet de retour aux études peut être précédé d’un bilan de compétences afin de transférer celles qui sont pertinentes à la nouvelle cible d’emploi. On peut également faire une reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) qui appuiera officiellement la détention de celles-ci. Cette démarche peut favoriser votre admission dans un programme de formation. Elle peut aussi participer à des exemptions de cours, diminuant ainsi la durée de vos études.

 

3- Et le financement ?

Bien entendu, retourner aux études ne se fait pas sans négliger les considérations financières, qu’elles soient relatives aux coûts des études ou au coût de la vie.

Services Québec propose parfois des programmes qui viennent soutenir votre démarche, en finançant votre formation tout en vous offrant une allocation qui assure vos dépenses.

Il est donc important, en collaboration avec votre agent d’aide à l’emploi, de valider les solutions de soutien existantes qui cadrent avec votre projet.

 

Mais ce n’est pas là, la seule possibilité !

Le gouvernement canadien vous permet, à travers le régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP) de retirer jusqu’à 10 000$ par année de vos REER (régime enregistré d’épargne-retraite) pour financer votre projet d’étude. Ce montant pourrait être transférer au projet de formation de votre époux-se ou conjoint-e de fait.

Autre voie à explorer, les prêts et bourses offerts par le gouvernement provincial pour des études à temps plein. Cette forme de financement s’adresse aux personnes dont les ressources financières sont jugées insuffisantes pour réaliser des études. Les prêts et bourses soutiennent une prise en charge des divers frais scolaires, mais aussi des frais de subsistance mensuels au cours des études. Pour initier votre démarche visant à valider l’éligibilité à cette mesure, rendez-vous sur la plateforme web du gouvernement « Mon dossier d’aide financière aux études ».

Il ne faut pas négliger les bourses qu’octroient diverses institutions privées canadiennes. L’établissement d’enseignement qui vous recevra sera un allié précieux pour identifier la ou les bourses auxquelles vous pouvez soumettre votre candidature.

Enfin, le travail à temps partiel reste et restera toujours un excellent compromis afin d’entretenir un lien avec le monde professionnel tout en assurant un financement de nos besoins et des frais de scolarité.

 

4- Par où commencer ?

Pour multiplier vos chances de concrétiser votre démarche, demandez l’aide d’un professionnel en transition et gestion de carrière. Il vous donnera des conseils appropriés ainsi que des informations utiles sur les programmes de formation et les perspectives d’emploi. De plus, il vous encouragera et vous soutiendra dans vos moments de doute.

« Mes félicitations à l’équipe douée de l’Association Midi-Quarante. » M. S.

« Le mal, c'est d'avoir perdu son emploi.  Sans égard à nos compétences. Sans égard à nos qualités.  Sans égard à nos contributions professionnelles.  Avec la perception que notre âge est un défaut, un handicap.  Le bien, c'est d'avoir eu accès à un organisme fantastique: l'Association Midi-Quarante.  À des gens accueillants et chaleureux.  Et à un conseiller qui a vu neiger; merci!  C'est aussi d'avoir rencontré des gens merveilleux dans le groupe.  Nos discussions, souvent animées, nos anecdotes croustillantes et nos expériences partagées m'ont beaucoup aidé à cheminer dans ce trop long tunnel. »   A. P.

« Les rencontres de groupe ont été pour moi très éclairantes. Elles m'ont guidé dans ma réflexion sur mes forces et mes faiblesses personnelles. Elles ont aussi mis à jour mes connaissances de la recherche d'emploi qui étaient très "rouillées".»  S. G.