Robert Lanoix, conseiller en transition de carrière, Midi-40

L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE ET LA RECHERCHE D’EMPLOI

Ceci est le premier d’une série d’articles portant sur l’Intelligence émotionnelle et la recherche d’emploi.

Premièrement, qu’est-ce que l’Intelligence émotionnelle, aussi connue sous le terme Quotient Émotionnel (QE) ?  Il en existe différentes définitions. Daniel Goleman, psychologue, a été le premier à populariser ce concept au milieu des années 1990 et demeure encore aujourd’hui une figure dominante concernant ce sujet. Selon lui, il y a quatre aptitudes principales composant le QE :

 

  • la conscience de soi et notre capacité à comprendre nos émotions ;
  • la maîtrise de soi et notre capacité à gérer nos émotions ;
  • la capacité à détecter et comprendre les émotions des autres ;
  • la gestion de nos relations personnelles et professionnelles, c’est-à-dire, de quelle façon nous pouvons inspirer et influencer les autres afin de favoriser leur développement et gérer les conflits.

Selon Goleman, nos compétences émotionnelles ne sont pas innées mais acquises par notre éducation et nos expériences.  Même si parfois, certains traits de caractères telles que l’empathie et l’écoute semblent génétiques, notre QE peut être développé et perfectionné.

Il est de plus en plus reconnu que le niveau de QE d’un individu a un impact direct et majeur sur ses capacités de collaboration et de leadership, deux qualités de plus en plus recherchées par les employeurs. Il est donc intéressant pour les recruteurs d’évaluer le QE des candidats. Conséquemment, en tant que candidat, il devient important de connaître son QE et d’être capable d’en discuter lors des entrevues.

C’est particulièrement important lorsqu’il est question du style de leadership recherché par le recruteur.  Daniel Goleman, Richard Boyatzis et Annie McKee, auteurs du livre « L’intelligence au travail » ont décrit six styles de leadership qui ont des effets différents sur les émotions des gens, et qui comportent des avantages et des désavantages selon les situations.

Ces styles de leadership sont Visionnaires, Coach, Affiliatif, Démocratique, Performatif et Coercitif.  Sans décrire en détail ces styles, il est important de savoir que si chaque personne a une tendance pour un style, et préfère travailler avec des leaders qui préconisent un style, nous pouvons tous utiliser des styles différents selon les situations.  Par exemple, en situation de crise, le leader visionnaire ne sera probablement pas aussi efficace qu’un leader au style plus performatif et coercitif.

Dans le cadre de votre recherche d’emploi, il est indiqué de savoir où vous vous situez. Tentez d’en savoir le plus possible sur le style de leadership qui correspond le mieux à la culture de l’entreprise où vous convoitez un poste.

Il existe plusieurs tests disponibles en ligne, certains plus sérieux que d’autres, qui vous donneront une idée générale de votre niveau d’intelligence émotionnelle.  Vous pouvez également déterminer votre style en consultant de la documentation sur le sujet. Vous pouvez, par la suite, valider votre style en discutant avec les gens qui vous connaissent dans des contextes de travail. Naturellement, si vous avez eu la chance d’être évalué par des professionnels, vous serez d’autant plus équipé.

Dans un prochain article, je vous parlerai des questions d’entrevue susceptibles de vous être posées et qui visent à évaluer votre QE.

Robert Lanoix
Conseiller en transition de carrière
Association Midi-40

 

Références :

Daniel Goleman, « L’intelligence émotionnelle : Tome 1 », Éditions Robert Laffont, S.A, Paris- Date : 1997

Daniel Goleman, « L’intelligence émotionnelle : Tome2 », Éditions Robert Laffont, S.A, Paris- Date : 1999 [14]

Daniel Goleman, Richard Boyatzis , Annie McKee, « L’intelligence émotionnelle au travail », Edition Village Mondial Date : 2006

Travis Bradberry et Jean Greaves, « Intelligence émotionnelle 2.0 » Éditions Transcontinental, 2011, Livre numérique

« Faites suivre cette lettre à vos supérieurs car je suis une candidate satisfaite et que ce serait bien d’en faire profiter d’autres. »
G. St-J.

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